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Chaque fois que je pensais au scénario #2
Édition, 15 pages couleur 11.5x18cm, 2006

Le roman d’Alberto Moravia Le Mépris (Il Disprezzo, 1954) est remonté par recoupages dans le texte. Ecartant l’intrigue et les dialogues, il se concentre

à présent sur la carte géographique imaginaire des déplacements du protagoniste au sein de cet espace créé par et pour la fiction (Capri et la villa Malaparte). Sont également mis en avant les moments d’ouvertures maximales du récit : moments qui appellent à un ailleurs, un hier, un demain, une possibilité, un doute. Toute la part du récit qui reste virtuelle, de l’ordre de la pensée ou du silence est organisée selon différentes strates de lecture possibles par un jeu de couleur dans la lettre, variant autour de trois nuances de bleu. Ce qui rassemble le tout est l’image de la mer : espace même de pures trajectoires, sans repère ni balise prédéfinis.